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Le « cash-flow », le nerf de la guerre

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Il y a des choses immuables dans la vie, comme savoir que le chèque de notre client est dans la poste… mais qu’il n’arrive toujours pas, alors que les factures, elles arrivent avec la ponctualité d’une horloge !

Entre les encaissements et les décaissements, ce qui reste est la liquidité : ce qu’on appelle le « fonds de roulement » ou cash-flow. La gestion du cash-flow, c’est le nerf de la guerre, pour n’importe qui en affaires. Pour un travailleur autonome, cela devrait être une obsession. Pourquoi une bonne gestion des liquidités est-telle importante ?

  1. Parce qu’elle permet d’avoir une marge de manoeuvre. La très vaste majorité des travailleurs autonomes n’ont pas de facilités de crédit très larges, puisqu’ils ne peuvent pas l’appuyer, ce crédit, sur des inventaires ou de la machinerie. Du coup, ils sont plus souvent qu’autrement contraints d’être leurs propres banquiers, en recourant aux fonds leur appartenant.
  2. Dans la même veine, conserver des liquidités substantielles et sur une base régulière est la clef pour l’obtention éventuelle de facilités de crédit bancaire. Le boulot des banquiers, c’est connu, est de gérer le risque des prêts qu’ils octroient. Ce risque sera diminué (compte tenu des aléas inhérents aux revenus des travailleurs autonomes) par votre capacité à conserver des liquidités suffisantes et régulières.
  3. Toujours dans la même veine, puisque vous êtes d’abord et avant tout votre propre banquier, avoir des liquidités suffisantes permet de faire face aux imprévus (retard de paiement d’un client, perte d’un contrat, dépense inattendue, etc.) mais aussi aux cycles « naturels » de l’année (les semaines mortes autour du temps des fêtes ou des vacances de la construction, par exemple).
  4. Finalement, de manière plus générale, pour ne pas être esclave de ses clients et de ses fournisseurs. Lorsqu’on est trop serré dans la gestion de nos liquidités, on a moins de latitude et donc on est contraint à accepter des situations qu’on ne souhaite pas.

Ces raisons peuvent sembler des évidences, mais dans le feu de l’action (ce mandat à livrer, cette offre de service à écrire, ce client exigeant à gérer…), il est facile de les perdre de vue. Voici quelques règles simples à toujours garder en tête :

  • Gérez nos recevables comme le font vos fournisseurs les plus exigeants : à la différence de votre fournisseur de téléphonie qui n’a pas de lien humain avec vous, vous entretenez une relation humaine souvent très étroite avec vos clients. Cela peut compliquer les choses, le moment venu de réclamer un paiement qui vous est dû. Pourtant, il est possible de gérer ses comptes à recevoir en étant pointilleux sur les dates de paiement. De surcroît, vous en serez d’autant respecté par vos clients – car vous enverrez un message de gestion rigoureuse qui se répercutera sur l’ensemble de votre travail.
  • Négociez des termes de paiement de vos comptes fournisseurs qui soient les plus avantageuses, c’est-à-dire les plus loin dans le temps. Autrement dit : on fait rentrer l’argent le plus rapidement possible et on le fait sortir le plus tard possible. Une fois cela fait, cependant, question d’entretenir une relation à long terme qui soit profitable, il est impératif de respecter ces ententes avec la plus grande rigueur. En cas de besoin, il n’en sera que plus facile de négocier une entente spéciale.
  • Finalement, il faut à tout pris minimiser le temps et l’argent dépensés à la gestion de la trésorerie. À cette fin, plusieurs solutions et méthodes sont à la disposition du travailleur autonome. Vous utilisez encore des chèques, cette relique du 16e siècle ? Il est de plus en plus simple d’utiliser les paiements et virements électroniques. C’est bien évidemment bien ancré dans nos habitudes pour payer nos fournisseurs, mais pourquoi ne pas l’instaurer également pour nos clients ? Programmez automatiquement vos paiements récurrents, dans la mesure du possible (sans oublier de toujours vérifier les factures) et demandez à vos clients de vous payer par virement bancaire.

Une bonne gestion du cash-flow demande un certain temps et beaucoup de rigueur. Mais en bout de piste, c’est un peu de liberté qu’on gagne et beaucoup de maux de tête que l’on s’épargne !

 

NB : ce texte est proposé à titre informatif et ne constitue pas un avis comptable ni juridique. 
Le contenu de cette publication n'engage que la responsabilité de son auteur et ne représente pas l'opinion de Copilot Solutions.


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Written by imarcil

11 janvier 2012 à 21 h 17 min

Publié dans Fiscalité

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